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Stephane Juranics
Publications :
Une chaise manque à la terrasse (La Bartavelle, 1991, rééd.
1996)
La fenêtre sur l'hiver (La Bartavelle, 1994)
La veille nocturne (La Bartavelle, 1998)
A également publié des textes dans les revues Poésie-Rencontres,
Sarrazine, Le Croquant, Le Foudulire, Aube Magazine, Arpa, Lieux d'Etre,
Verso, Flugashe, Plum'art, Boxon, etc.
Boursier de l'ARALD en 1994.
Organise avec Georges Hassomeris et le collectif Sauf Indications Contraires
(SIC) des lectures d'auteurs vivants dans des bars et des cafés
dont Le Phoebus (22, rue Pouteau 69001 Lyon) et Le Cur des gens (Place
Colbert 69001 Lyon)
Parmi les auteurs invités en 2000 et 2001 : Roger Dextre, Marc Porcu,
Hervé Bauer, Frédéric de Boccard, Anne Brouan, Thierry
Renard, Mohammed El Amraoui, Catherine L-Battaillie, Michel Bret, Patrick
Dubost, Jan Laurens Siesling, Frédéric Houdaer, Monique Juteau,
Annie Salager, Saleh Diab, Gilles Cabut, Charles-Mézence Briseul,
Claude Yvroud, Cosima Cussow, Yves Justamante, etc.
| Qu'il soit scandé ou écrit par son
urgence immémoriale le poème tel un geste libertaire
face à l'impensée des siècles génocide des
voix et leur emblée de lave ce vertige affranchi des syntaxes
signer en partage l'effroi rebelle le réellisme si seul de chaque
vision tout paraphe gouttière du
dedans et conflue dans l'estuaire des odes humaines brouillonnant d'inné
ainsi la polyphonie des charmilles solitaires leurs fresques antonymes
et surs sur les murs ensoleillés d'évidence
ne serait-ce qu'incrédule devant l'impossible d'une langue mondiale
marketing de quel isolement de masse et
ne plus cette complaisance dans la fureur logique de l'Histoire ou les
peuples dé lettrés resserrés fragmentés jusqu'au
martyr au nom de leur propre bonheur dans
l'indignation émue de sa parole par l'ironique inédit de
ses chants le poète réhabilitant nud de l'être
l'inachevé parlant comme nature même unanime du monde et
de chacun libre iris de tout hymne semé
de silence et perdure comme la pierre tel ces lierres immortalisant pure
la conscience au creux des arbres et du temps
ce qui fait se tenir ensemble debout firmament d'antithèses en
une même épopée des simples regards ceux qui nuées
de mémoires rebaptisant l'immédiat comme
une république du dire ou tous les gestes penseurs d'événements
portant mutuels leur naissance sans fin sur l'inservile agora de leur
free-jazz par millions car sans revivre
Babel politique l'or perdu des voix mêlant leur adresse et bâtissant
l'entre les hommes c'est le monde lui-même que l'on perdra. |
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Le poème comme rose épineuse de temps et chaque phrase
telle une flèche inatteignant cee qui vibre la corde de l'arc
l'homme le sait-il toujours est ce déporté amer de ne
pas exhumer l'impact resurgir les vertèbres de quel ciel
train fou de la durée qui jamais ne s'arrête frôlant
de qu'un rien accélère ces trouées dans l'atmosphère
enfouie du corps ou un vent unanime lave le sillon d'épigrammes
sans noms sur la vitre certains soirs
une larme irisée d'évidence
la voix s'y bande ou fait tendre les lèvres vers l'au dehors
si infime qu'une détresse sans fond nous noie
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or un rien
et déchire la brume satin du dégoût
comme une ironie
l'évasement des traits en débauche du rien
on dirait la vision philosophe d'une buse d'ombre
sur la rampe épinière de quelle intime masure
et cette cage diadème des lèvres
ou toute langue contredit parler
l'il s'écrie dans les clins d'il indupes de la mort
dont l'étrange indulgence parfois
pour qui la pense
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